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Génération numérique, on change de monde...

Je n’ai absolument pas l’intention d’irriguer une nouvelle guerre des générations, d’autant que ceux qui me connaissent savent que je plaide pour des différences culturelles et non générationnelles. Donc venons-y !

Les articles permanents sur la numérisation irrémédiable me font systématiquement réagir au prétexte qu’on ne peut s’y opposer, que c’est ce en quoi demain sera fait, et que les RH doivent anticiper le mouvement mais non pour l’accentuer et en rajouter là où ce n’est pas nécessaire, mais simplement pour permettre à toutes ces nouvelles techniques de servir l’homme et pas l’inverse.

Or je m’étonne, ancien soixante-huitard que je suis, que les jeunes générations ne réagissent pas plus face à l’avenir proposé. Ils pourraient être inquiets des disparitions programmées de métiers, des « protections » de plus en plus aléatoires, d’une possible précarisation du statut de salarié, des interdictions permanentes, et tutti quanti…

Et puis à y réfléchir, ils ne peuvent plus contester le système puisque contrairement à leurs aïeux, ce sont eux et leur culture qui l’ont fait. Ils ne contestent pas le système, puisque c’est eux le système. Les anciennes générations ont créé les outils, eux les applications... Ils ne craignent pas l’ « ubérisation », ils sont Uber. Ils ne peuvent s’inquiéter des incursions de Facebook dans leur vie privée, puisque se montrer est leur façon de vivre et qu’ils sont Facebook et n’ont guère de propension à protéger leur vie privée. Ils n’ont pas peur des robots puisqu’ils sont convaincus qu’ils sont aussi des robots (l’homme augmenté…) et qu’on commence à discuter des relations affectives de l’homme (femme) et du robot sans que ça choque personne.

On n’est ni dans le changement ni même dans la métamorphose, c’est une nouvelle civilisation qui s’installe. Elle ressemble aux ruches ou aux fourmilières, l’individu se fond dans le groupe, dans le corporatisme… L’Histoire commence aujourd’hui, celle d’avant n’existe plus. Les règles et les valeurs ne sont et ne seront plus les mêmes. Il est normal de hacker, de considérer que la liberté de porter le voile intégral prévaut sur la dignité de la femme, que l’empathie consiste à vérifier que le comportement ou l’action effectuée ne génère qu’une gêne que je pourrais moi-même accepter, et pourquoi voulez-vous que le big data ou le numérique puisse avoir de mauvaises intentions. Ceux qui pensent cela font de la résistance au changement. Jamais au grand jamais, des intentions vertueuses (économie de l’échange) ne pourraient être récupérées par des institutions ou des entreprises que l’on a contribué à créer. Sont-ils naïfs ?

Ils ne se rendent même pas compte que les politiques des générations d’avant et qui ont encore l’illusion du pouvoir sont devenus des suiveurs…et copient leurs postures !

Génération numérique, on change de monde...

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