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Quand le Chah n'est pas là, les soufis dansent...

Ce célèbre dicton iranien (!) serait-il adapté aux entreprises libérées ?

Peut-être bien... rapide démonstration : quel est le principal écueil d'une organisation libérée ? de penser que le groupe de travail peut se passer de "chef". Du "petit chef" à la française, j'en conviens. Celui la n'avait sa place que dans une organisation taylorienne et encore.... En revanche, un référent, un guide, un coach... à mon avis, il est irremplaçable.

Alors va-t-on nous dire, il doit être choisis par ses pairs... et c'est là que ça se gâte. Plusieurs solutions deviennent possible :

- L'heureux élu est le référent technique reconnu. C'est à dire que l'on va renouer avec l'erreur fréquente qui consiste à conférer au meilleur technicien les aptitudes managériales qui iraient avec ? On sait que, même si c'est possible, ce n'est pas la règle. Et d'autre part, l'évolution exponentielle de la rapidité de la connaissance technique risque de rendre le profil rapidement caduque et pour le moins peu polyvalent.

- Le choix se porte sur un fédérateur... Pourquoi pas ! Mais il est élu et rentre alors dans un jeu particulier de "pouvoir". C'est pour cela que le titre incongru de cette rubrique parle des soufis. Ils représentent les mystiques de l'Islam, certes, mais aussi dans une perspective de dépassement optimum. ils doivent être les plus exigeants avec eux mêmes, quitte à se mettre à dos et combattre l'autorité en place si elle ne respecte pas ces valeurs. Tiens, tiens, le risque serait alors que pour conforter son "image" l'élu en demanderait encore plus... Ne serait-ce pas ce sur quoi parient les chantres de l'EL ?

- Le choix se porte sur un consensuel... qui suivra les décisions du groupe... déviance constatée dès qu'il s'agit d'exclure un membre du groupe, par exemple.

- le choix se porte sur un "bon"... mais alors quelle différence avec un manager aux bonnes pratiques ? L'idée qu'il est conforté par l'élection ? N'est-ce pas un peu manipulatoire ? Car, dans la vraie vie, même si le choix n'est pas marqué par une urne, on reconnaît de suite l'esprit d'équipe qu'il génère, et l'engagement particulier des collaborateurs.

Alors,si l'entreprise est déjà structurée par sa taille ou son objet en organisation type "projet autonome", pourquoi pas, mais de toutes façons on ne peut exclure la même question pour les "fédérateurs de projets" un cran au dessus. Si non il sera compliqué de concevoir une stratégie de développement cohérente. Et si l'entreprise est plus "conventionnelle", redonner toute sa place à l'encadrement de proximité, et ses fondamentaux : Empathie, assertivité, congruence, équité et exemplarité pour une mission qui se résume en trois mots : SENS, SUIVRE, SOUTENIR... les fameux 3S de Bailly (Ratp et Poste).

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