Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

Pourquoi il faut signer la pétition pour une charte déontologie de la fonction RH

 

Ce sont les pourcentages élevés de DRH affirmant agir dans leurs fonctions parfois à l’encontre de leurs valeurs qui m’a fait lancer cette croisade dont l’objet est de recueillir des signatures pour la mise en place d’une charte (et non signer la charte ce qui, techniquement n’aurait guère de valeur).

Or, lors d’un échange avec l’un de mes amis, reconnu dans l’univers des RH, nous avons tenu les propos suivant :

  • Je ne suis pas favorable à une charte
  • Mais pourquoi ?
  • Parce que qui dit charte dit sanction si on ne la respecte pas. Donc ça va avec les environnements où la profession est normée comme aux US ou en Angleterre, mais pas chez nous.  Chez nous, c’est fait pour les professions indépendantes comme les commissaires aux comptes, en revanche les DRH sont des salariés qui ont un employeur.
  • Et alors ?
  • Il n’y a pas de pression possible sur un Commissaire aux Comptes, sur un DRH, si. Le DG peut lui demander de licencier et le DRH doit s’exécuter.
  • On n’a jamais dit que licencier était anti déontologique, par contre on peut licencier proprement…
  • Et si le « patron » te dit ; il n’aura pas un centime, tu montes un dossier pour faute lourde… tu fais quoi ?
  • S’il n’y a pas faute, je refuse
  • Et puis, s’il insiste, tu t’en vas ?
  • Dans ces conditions oui.
  • Mais non, on ne peut pas…

C’est à ce moment que j’ai compris que les pourcentages de Cegos n’étaient pas usurpés. Se mettre en danger pour un DRH semblait une réaction impossible y compris en s’obligeant à mettre ses valeurs au fond de sa poche.

Pourquoi un DAF n’est pas dans cette situation et que c’est une « affaire » de DRH ? Simplement parce que le « pénal » est au service du DAF. Un DG qui oblige son DAF à « magouiller » se met LUI, en danger. Pour le DRH c’est plus subtil... Le délit d’entrave est la seule pénalisation qu’un DRH puisse risquer… un échec aux prud’hommes n’entraine pas ce risque.  Alors quoi, un problème de conscience ? Les journalistes peuvent eux s’en prévaloir, pas un DRH ?

Alors si au lieu de se poser la question de la sanction en cas de rupture de charte, ne doit-on pas demander à nos instances professionnelles de tout mettre en œuvre pour que les contrats de travail des DRH puisse contenir une clause de conscience. Cette « avancée » aurait le mérite d’avoir un effet autocensure sur la gouvernance, mais aussi plus matériellement, elle amènerait la qualification de licenciement au départ et non la démission et son absence de couverture Assedic. Un « danger » peut être plus acceptable, enfin j’espère…  

En attendant rien de doit pouvoir freiner la signature de notre pétition :

http://dpmassocies.over-blog.com/2016/11/signez-en-masse-premier-combat-et-premiere-victoire-de-notre-profession.html

 

Partager cet article

Repost 0