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Si j'ai choisi de vous faire connaître cet excellent article de Denis Cristol, l'imperturbable communicant sur les développements des savoirs et des connaissances, c'est que mon athéisme fondamental et mon militantisme pour la laïcité sont maintenant connus de tous et que je ne peux être accusé de parti-pris dans cette histoire.

Mais comme toujours le rappel aux mythes et à l'histoire, à l'étymologie, aux contes et aux traditions, permet de donner du sens et pourquoi pas des perspectives à nos actions.Nous pourrions facilement remplacer les dieux cités dans ce billet par la "conscience humaine" si nos oreilles handicapées par des "bouchons" d'idéologies ne nous empêchaient d'entendre ses conseils avisés.

Chez les inuits, il n'y a pas de dieux. Seulement des "maîtres" (des ours, des animaux aquatiques, du ciel...) et des "esprits". Au "début", un homme et une femme sans dieu créateur. Le "maître" du ciel  (Kaïla) leur offrit les animaux pour se nourrir. La femme (?) s'étant plainte qu'en mangeant les caribous beaux et gras, il ne restait que les malades et maigres, Kaïla créa l'esprit du loup. Celui ci s'occupa des faibles et malades... 

Bonne leçon pour l'homme, mais aussi pour l'ordre des choses : le caribou nourrit le loup et le loup permet au Caribou de rester en bonne santé et d'être mangé par l'homme...(ce qui est encore inscrit dans la mythologie inuit.

Dans l'Egypte ancienne, les dieux avaient au départ une influence uniquement locale (un village, un site...) A cette époque ils avaient forme d'animaux (crocodiles, faucons...) Au fur et à mesure qu'ils "évoluaient" (formes mi animal-mi homme) ils étendaient leur périmètre d'influence...et ce, au fur et à mesure qu'ils étaient associés à l'idéologie royale. Le dieu devient un instrument de pouvoir (tiens, ça ne vous rappelle rien ?) Et le prêtre un "associé" ou un "rival" du roi. 

Alors, et le DRH dans tout ça ?

Serait-il le nouveau CHAMAN ?  Cette plaisanterie "chancellienne" (Jacques) n'est peut-être pas aussi éloignée de la vérité qu'on ne l'imagine. C'est au DRH que revient d'être le gardien du SENS. Il sait analyser les présages, les interpréter pour qu'ils soient à la portée des salariés. Il doit aussi être l'arbitre : anticiper les effets pervers des changements demandés par les dieux.

Il doit être celui qui permet à chacun de trouver sa place au bénéfice de la communauté. 

Gardien du SENS, soit mais pas gardien du temple. Au contraire il se doit de ne laisser personne dans l'ignorance. L'implication ce n'est pas la foi ! Son rôle est d'oeuvrer au développement de la connaissance, et donc de la maturité et de la responsabilité pour que les collaboratrices et collaborateurs puissent prendre leurs propres décisions en toute connaissance de cause. C'est cela l'implication.  L'accès au savoir en fait partie, il convient donc de croquer...la pomme !

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