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Il fallait que je trouve un sujet qui me hérisse le poil, en voici un ! 

Je comprend que le fait d'avoir son adresse mail qui, par les réseaux sociaux, est au vu et au sus de tous, prédispose à recevoir des tonnes de publicités, de spams et de propositions aussi diverses qu'étranges voire totalement inadaptées. C'est le lot de la modernité...et surtout le risque "accepté". 

Mais ce que je n'accepte pas, en revanche , c'est l'absence totale de politesse ou d'empathie dont font preuve les concepteurs de messages publicitaires. 

NON, Mesdames et messieurs les publicistes, nous n'avons pas fait polytechnique ensemble (vous peut-être, moi non), nous n'avons aucun passé ou ami commun non plus, pas de service militaire dans le même régiment, alors qui vous donne le droit de me tutoyer et de m'appeler par mon prénom ! 

Si SFR continue de m'appeler Monsieur Andr, au prétexte que le "e" s'est évaporé quelque part et que, vente de fichier oblige,d'autres fournisseurs se croient obligé d'emboîter le pas, est déjà désagréable, mais que des personnes ne vous connaissant pas, à l'issue sans doute de l'exploitation d'un fichier professionnel, engagent leur prospection par des " Cher André, tu... (...as besoin de notre produit spécial RH, si tu ne me répond pas c'est que tu n'es pas la personne idoine, alors appelle moi pour me donner le nom de la personne à joindre...) me donnent envie de sortir la mitrailleuse lourde !

La modernité ce n'est pas la proximité à tout va. Ami Facebook n'a rien à voir avec l'amitié. Et si je passe déjà du temps à vider la boîte des pourriels tous les jours, ce n'est pas pour me sentir agressé par cette intrusion dans MA sphère privée. 

Ces "mauvaises habitudes" , ce manque d'égard, ne concerne pas que les "start-up", ni que les opérateurs téléphones, mais aussi certaines banques, certaines assurances, ou certaines enseignes de magasins de prêt à porter, et ce n'est pas limitatif.

Il me semble que ceux qui imaginent ces textes doivent être les cousins de cette personne qui, dans une rue à sens unique d'une petite ville de banlieue, arrête sa voiture sans chercher à se garer, va au distributeur retirer de l'argent et en réponse à ma colère, moi qui le suivait et ne pouvait qu'attendre, me dit "oh, ça va ! Vous avez bien vu que je n'en n'avais que pour quelques minutes !"  En d'autres termes, je suis capable de t'imposer ma conception du dérangement... et tu n'as rien à dire.

Alors si au moins les champions de la publicité comprenaient que nous sommes assez nombreux à détruire la forme sans même regarder le fond... peut-être changeraient-ils pour une approche plus courtoise et moins familière. Mais est-ce trop demander ?

 

 

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