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Le risque est réel... la "sous traitance" de certaines problématiques RH dites à faible valeur ajoutée à des chatbots qui pourront répondre à des questions simples des salariés (combien me reste-t-il de rtt, quand serais-je remboursé de mes notes de frais, où en est ma demande de formation ? ), cette sous traitance est déjà là et ne peut que se développer encore.

J'ai toujours été défavorable à l'externalisation de la paie au prétexte qu'elle n'est pas dans le coeur de métier. On sait aujourd'hui qu'elle risque de redevenir un enjeu de traitement prédictif de l'information sur les rémunérations. Et à ce titre, de redevenir stratégique. Le monde change...dans les deux sens.

Qu'en est-il du classement de ces "questions à faible valeur ajoutée " ? Une question simple est-elle forcément à faible valeur ajoutée ?

Lorsque le salarié s'adresse à son RRH pour lui poser une question simple, êtes vous prêt à jurer que le RRH va uniquement répondre à la question ? Ne va-t-il pas en profiter pour lui demander comment va le moral, l'équipe, la production... Ne va-t-il pas en profiter pour faire redescendre de l'info, ne va-t-il pas en profiter pour tenter de savoir si la demande est liée à une angoisse, à un besoin autre, à des problèmes financiers ? ça le Chatbot ne le fera pas...du moins pas encore.

Alors, imaginer que se débarrasser d'une transmission  risque d'éliminer en même temps des alertes qu'il aurait été possible de traiter en temps et heure...serait une perspective déconcertante voire inquiétante. La compétence anticipatrice du DRH pourrait en pâtir. 

Alors les futurs membres de la fonction RH seront ils, demain peut-être, des machines. Mais il conviendra alors de créer d'autres modes relationnels où les humains sauront interagir, faire preuve d'écoute et d'empathie...avec une intelligence qui n'aura rien d'artificielle, celle là.

 

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