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Robots et IA, ce que je pense vraiment…

 

 

 

"Après tout, cela n'engage que moi et en 2050, je ne serai plus là pour fêter ma victoire ou noyer ma défaite !"

 

Vous ne pouvez pas passer à côté de ces articles qui donnent pour les uns, des échéances à 10, 20 ou 50 ans pour une répercussion négative sur l’emploi. Et là les chiffres varient de 15 à 50% d’emplois détruits. Pour les autres, que l’on pourrait ranger dans la catégorie des optimistes, les réactions vont de la destruction créatrice à une destruction à la marge mais surtout des transformations.

Au fond, personne ne sait et il serait certainement temps d’élaborer des scenarii qui pourraient envisager chacune de ces hypothèses. Que fait-on si…ou mieux que fait-on pour… car la photo du moment, que l’on soit dans un camp ou dans l’autre est de dire que l’on observe … passivement. C’est quand même, je pense, à nous de décider vers quels horizons on souhaite aller ! à moins que…

A moins que les dés soient jetés et que nous n’ayons déjà plus voix au chapitre. Au fond quel est le postulat de départ ? Nous sommes au début d’une révolution technologique comme jamais l’humanité n’a connu auparavant. L’alliance du développement de la robotisation et de celui de l’intelligence artificielle, alimentée également par les avancées considérables des neurosciences et de la biologie nous permet d’imaginer sans trop pouvoir nous tromper, que les machines pourront, non seulement nous remplacer rapidement sur les tâches répétitives et pénibles à faible valeur ajoutée, mais aussi sur les tâches dangereuses à forte valeur ajoutée, et qu’elles pourront aussi bientôt faire mieux que nous (qualité et précision) et plus vite que nous sur des tâches à très forte valeur ajoutée. De plus, leur capacité d’adaptation, de prises d’initiatives, d’autonomie pourront dépasser certainement la propre volonté de leurs créateurs et s’il n’y a pas de bouton « off » …

Donc, question 1 : si ces machines peuvent travailler plus vite, mieux, sans se rebeller, sans pause hors maintenance, tous les jours, jours et nuit… pourquoi voulez-vous que le système économique préfère engager des humains ?

Question 2 : vous dites que les « clients » préfèrent des interlocuteurs qui leur ressemblent ? Mais les robots humanoïdes vont leur ressembler et de plus ils auront appris l’empathie… et aujourd’hui croyez-vous que les banques, les opérateurs télécom, les voyagistes, les administrations fiscales and Cie ne sont déjà pas engagés sur cette ligne ?

Question 3 : le nombre d’emploi « humain » qu’il reste à « inventer », n’est-il pas concurrencé par le nombre d’applications, de chatbots, de robots, qu’il reste à développer, puisque, une fois pour toute, nous serions très orgueilleux et vaniteux de penser que nous pourrions faire mieux qu’eux… à moins que nous nous « augmentions » avec une connexion permanente avec eux… mais même dans cette hypothèse chère à Elon Musk : est-on certain que nous garderions le contrôle ?

Question 4 : et alors ? Alors il faut peut-être commencer à imaginer que le travail n’est plus pour nous. Que nous allons nous en libérer. Et c’est peut-être notre seule chance de conserver un peu d’espoir pour la survie de l’espèce. Trouver d’autres pôles de réalisations, d’activités, de capacités à envisager une vie heureuse.

Question 5 : comment on se le paye ? Steve Jobs n’a peut-être pas tort, il faut taxer les robots de toute nature. Après tout, les systèmes sociaux par répartition peuvent être élargis aux machines, comme la CSG est élargie aux flux financiers. Et puis la rémunération universelle n’est peut-être pas une idée aussi absurde que ça. Dans notre configuration actuelle, elle peut être choquante, mais dans un monde où personne ne travaille ?

Question 6 : comment on accompagne ce changement disruptif de … culture. Je n’en sais rien du tout. Plusieurs millénaires d’hommes et de femmes qui se déterminent par le travail… pas simple. Une chose est certaine, c’est à nous d’imaginer que cette « révolution » puisse prendre l’allure d’une création possible de « paradis terrestre » …

Question 7 : Est-ce politiquement correct ? Bien sûr que non puisque le risque existe de mal vivre la période de transition et d’accélérer le désengagement.

Question 8 : suis-je tout seul à penser ça ? Il n’y a que vous qui pouvez le dire … mais une récente discussion avec un universitaire de haut vol très peu suspect de culture socialiste, très cartésien et peu enclin à l’utopie me laisse à penser que si on ne l’affiche pas, par crainte du regard des autres, on y pense très fort quand même.

Et les questions 9 et 19 je les garde pour 2050

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