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Prospective IA…un piège infernal !

 

Non, nous ne sommes plus dans la science-fiction. Les imaginations débordent peut-être, mais au moins, sommes-nous certains d’une chose : TOUT est possible.

C’est ce qui donne parfois le frisson, le vertige… c’est ce qui pousse au pessimisme ou au contraire, à l’impatience…

Le corps connecté avec l’intervention directe du médecin en cas d’alerte, le robot ménager qui vous attends le soir, cuisine prête, repassage fait, et programme télé organisé… Le robot nounou qui a mis les enfants au lit, mais avec lesquels vous êtes restés en permanence connectés, depuis qu’ils sont rentrés de l’école. Une école qui forme non aux métiers qui n’existent plus, mais à l’utilisation optimale des applications et à la culture générale… Vous rentrez tard ce soir, car vous participiez à une conférence avec des speakers de nombreux pays… mais vous avez préféré participer dans une salle, où vos amis vous ont rejoints. Pas d’incidence sur le travail, puisqu’il n’y a plus de travail. Tout est automatisé. Votre salaire est un revenu universel, alimenté par les taxes robots/IA, et votre seule obligation est de faire un état de vos réflexions, chaque mois, sur ce qui pourrait aller mieux dans votre environnement, avec des propositions… une sorte de brainstorming mensuel.

Lorsque vous demandez à votre voiture de venir vous chercher, celle-ci vous propose des haltes ou des détours en fonction de votre agenda, de votre compte en banque et de vos intérêts.

Cet été vous prendrez le train pour aller de votre appartement parisien à ce club de vacances en Corse sous la mer. Une heure à peine, par le train « tube »…

2020, 2030 ? quelle importance. TOUT est possible et personne ne sait si ça se fera, ni quand, ni comment, ni... à quel prix.

Alors dans ces situations non prévisibles, les gourous sortent du bois… et c’est là le piège.

Car, il est normal de ne pas laisser la bride sur le cou aux seuls informaticiens, codeurs et aux personnages de l’Art… ce serait trop dangereux. Ce sont donc des gens non légitimes qui s'expriment (comme moi) . La légitimité des "non légitimes" se trouve dans le fait sociétal : on plaide pour que l’avenir du développement soit régulé d’une façon démocratique… c’est-à-dire par des personnes qui n’y connaissent rien en informatique, codage et autre… le maître mot devient alors le mot éthique. Mais laquelle ? Celle d’un texan est-elle la même que celle d’un aborigène d’Australie ? Un japonais est-il culturellement animé des mêmes réflexes éthiques qu’un bédouin d’Arabie ? Un agriculteur normand possède-t-il la même vision morale qu’un banquier de la City ? Et l’influence impérialiste de certains pays qui voient là une possibilité de maitriser le monde… (voir le lien qui suit)

Je ne vais pas couper l’herbe sous les pieds de mon ami François Geuze dont j’attends avec impatience le prochain billet sur ce sujet… Mais ma réflexion est la suivante : n’avons-nous pas les gourous qu’on mérite ? C’est nous qui laissons de grands vides où ils peuvent s’engouffrer.  Un peu comme dans l’apparition de cette mode libératrice de l’Entreprise. Si nous avions été vigilants sur les bonnes pratiques de managements, jamais des Getz et consorts n’auraient eu autant de succès marketing… le marché était ouvert, c’est nous qui l’avons ouvert. Pour le devenir de l’Intelligence Artificielle, c’est la même chose. C’est à nous, maintenant de définir les règles du jeu… ce qui est acceptable ou non, ce qui est acceptable maintenant ou plus tard, ce qui est en dehors du champ des possibles humains… Et pour y arriver, c’est dès maintenant qu’il faut nous regarder nous-même, avec nos différences et nos points de convergence. C’est à nous de faire en sorte que nos lois ne brident pas non plus la recherche, ce qui est aussi un risque. C’est à nous de penser le politique qui encadrera ces évolutions pour le bien de l’humanité et non pour sa perte. Lorsque je dis maintenant,  le chemin va être ardu, long et escarpé. L’avenir de l’humanité est-elle l’objet d’un consensus ? Pas certain ! Et pourtant, il sera nécessaire d’obtenir cette forme de consensus philosophique, au-delà de toute religion et de toute idéologie. Et ça, ce n’est pas en quelques mois, voire années, qu’on y arrivera. Alors si on se mettait au travail tout de suite ?

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