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Voici ce que pourrait être le métier de vétérinaire lorsque les vaches seront remplacées par des vachbots. Du génie chez ce sculpteur, non ?

Restons sur cet exemple, un "véto"  : deux années de prépa, et cinq années d'études. Des fonctions qui vont du "cabinet de ville" aux postes en laboratoires, en préparation sportive, en spécialisation animaux sauvages ou animaux de ferme... Maintenant si les vaches (et ce n'est pas une vue de l'esprit) étaient remplacées par des machines de transformation donnant du lait, le mécanicien-roboticien qui assurerait la maintenance aurait, quant à lui, un BTS ou un DUT... Les fonctions du véto seraient complétées par la capacité à opérer à distance par robot interposé. Il lui faudrait peut être 6/8 mois de spécialisation en plus, pour parfaire cette dextérité déléguée. Faire le total des deux peut effectivement créer de l'emploi (un mécano de plus) mais qui profite réellement de l'évolution du métier ? De plus je ne suis pas certain que l'appétence des jeunes pour la mécanique devrait changer avec le temps... alors, il serait possible d'avoir des difficultés à recruter non des vétérinaires, mais des mécanos.

Il en va de même dans les entrepôts...c'est la machine qui donne le "la". C'est elle qui va dire ce qu'il faut prélever et où... tant qu'il restera des besoins humains, car ces taches font parties de celles qui peuvent être déléguées à des chariots intelligents.Vous me direz alors "et la maintenance des chariots ?" D'accord, un mainteneur pour 10, 20, préleveurs supprimés...

L'évolution des métiers cols blancs : gestionnaires de paie, comptables... Bien entendu une équipe de 5 gestionnaires de paie + un responsable (ou une, d'accord) sera remplacée pour les 3/4 de ses tâches par la numérisation (captation des datas, établissement des bulletins, des charges...) reste bien entendu ce que l'on pourra faire et que l'on ne fait pas : l'analyse prospective des masses salariales et fonction des opportunités et choix stratégiques... mais ça alimente qui ? Le N+1, les gestionnaires ? Les deux ? Je ne donne pas de réponse puisque vous avez déjà trouvé. 

Les comptables, voire les experts comptables veulent faire évoluer leur métier. C'est un fait, le Président de l'Ordre l'a annoncé il y a quelques mois déjà. "nous sommes capables de faire les paies, nous pouvons assurer le reste de la fonction RH" Là encore pourquoi pas...mais si l'un remplace l'autre où est le gain ? On intégrera des modules RH dans la formation comptable débarrassée des opérations de construction de bilan. On apprendra au comptable à vérifier le travail du système expert, et je ne vois pas bien ce que le changement va apporter en valorisation de formation ou en création d'emploi...Quant à l'évolution vers le conseil, vous ne pensez pas que la place est déjà bien encombrée ?

On n'imagine pas à quel point les perspectives de modifications de métiers ne sont, le plus souvent, que des montages de chaises musicales. il est possible que de réels nouveaux métiers apparaissent, mais quand et comment, nul ne sait. Il est possible qu'une forme de dévaluation des compétences nécessaires soit tout autant effective qu'une expertise pointue de certaines nouvelles fonctions.Il me semble urgent encore une fois, de sortir du cadre pour profiter de ce no man's land, et se poser sérieusement la question du travail, avant d'être pris de court.

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