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Ce qui m’inquiète... c'est cette intention de montage d'une structure quadripartite : syndicats, patronat, état, régions...  Les "institutions"... dont on sait qu'elles ne savent pas gérer correctement ensemble, en face de problématiques concrètes, de terrain ! Et puis mesdames et messieurs les négociateurs pensez à permettre aux entreprises, qui financent quand même la majorité de ce plan, d'inscrire la formation en investissement amortissable... et de placer ce capital humain en haut de bilan.

 

 
 
Formation : les partenaires sociaux imaginent un CPF « décloisonné », non-monétisé et intégrant le CIF

Paris - Publié le vendredi 24 novembre 2017 à 18 h 50 - Actualité n° 107173

 

• Un CPF déplafonné au-delà des 150 heures légales ;
• Un CPF non-monétisé et toujours crédité en heures de formation ;
• Un CPF « à plusieurs niveaux », permettant de financer des formations courtes, de moyenne durée ou plus longues et nécessitant la prise d’un congé ;
• Le CEP placé au cœur du dispositif et disposant d’un financement dédié.

Tels sont les points sur lesquels les partenaires sociaux - organisations syndicales et patronales confondues - sont tombées unanimement d’accord à l’issue de la première séance de négociation sur la formation professionnelle, le 24/11/2017. 
« Pour l’instant, nous partageons les mêmes ambitions ! », se félicite Florence Poivey, négociatrice du Medef et chef de file de la délégation patronale. « La négociation démarre sur de bonnes bases », confirme Catherine Perret, son homologue de la CGT.

Selon la feuille de route que les partenaires sociaux ont défini le 17/11/2017, cette première session était consacrée au droit à la formation et à l’accompagnement des usagers.

Fait rare dans l’histoire des négociations interprofessionnelles, les discussions ne sont pas parties d’un projet de texte proposé par le Medef, mais à partir des contributions de toutes les organisations présentes autour de la table.

« Nous avons fait le choix de ne pas entamer la discussion directement par la tuyauterie financière, mais de bâtir un droit pour tous les actifs », indique Maxime Dumont (CFTC). Dans ces conditions, ni la future architecture financière de ce droit (et les contributions associées), ni sa gouvernance politique n’ont été abordées, même si un consensus semble se dessiner autour d’un pilotage par les partenaires sociaux, en coopération avec l’État et les Régions au sein d’instances qu’il appartiendra à des discussions ultérieures - et peut-être quadripartites, de déterminer. 

« À un moment, on se fera rattraper par les questions budgétaires et la négociation deviendra plus conflictuelle », prévient Jean-François Foucard, chef de file CFE-CGC.

Les partenaires sociaux ont fait le choix de s’affranchir du document d’orientation du gouvernement (qui sous-entend une fusion du CPF et du CIF) pour maintenir les deux dispositifs, selon les principes d’un « CPF à deux (ou trois) niveaux », dont le dernier degré - un congé de longue durée sans contrôle de l’employeur permettant une requalification ou une reconversion professionnelle - s’apparente à l’actuel CIF.

Selon le calendrier prévu, les partenaires sociaux doivent se retrouver le 12/01/2018 pour la suite de la négociation concernant ce « bloc » thématique. D’ici là, la partie patronale doit fournir aux syndicats un document synthétique qui servira de base de travail.

Les organisations syndicales et patronales ont prévu de se retrouver le 08/12/2017 pour la première réunion de négociation consacrée au deuxième bloc de discussion consacrée à l’alternance et aux entreprises.

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