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En 2011, au Cercle Interalliés, j'avais le grand honneur de remettre, en qualité de Président du jury, le prix du Stylo d'Or de la revue Personnel (Andrh) à François Dupuy pour son livre "Lost in management" aux éditions du Seuil. Déjà il vitupérait contre les processus coercitif des entreprises et pour une mise en oeuvre d'un environnement de "confiance" au sein des organisations. 

Dans" la faillite de la pensée managériale", il revient sur le sujet avec encore plus de vigueur. Il est vrai que les "effets" de mode en matière de management sont légions. De l'omniprésence des "chefs de projets" , des modes "projets" où personne ne décide plus de rien, de la mise à l'index du mot "pouvoir" , la cohabitation d'un semblant de liberté d'action et les reporting à n'en plus finir, jusqu'à y compris le laxisme d'une certaine forme d'enseignement où l'on place sur un plan d'égalité un expert avec ses 20 ans d’expérience et un "jeunot" pas encore diplômé, mais qui va juger (évaluer) son prof... il y a de quoi y perdre ses références. La mise en cause de la "paresse intellectuelle" qui semble justifier ces "modes" improductives en management, ne peut obtenir son assentiment... et j'avoue que si, par moment j'ai l'impression qu'il s'est trompé de siècle, que les changements sont irréversibles, souvent par bêtise pure, dieu que ça fait du bien de lire tout ça. 

L'interview qu'il a donné à l'Usine Nouvelle est révélateur de cette pensée, alors prenez quelques minutes pour le lire et je suis certain que vous ne regarderez plus votre organisation avec le même regard... 

PS : complément d'humeur linkedinien de François Dupuy sur le "management par le numérique" :  Terminons notre passionnante discussion sur les "pros" et les "cons" du digital par une petite plaisanterie : si j'en crois tout ce que les uns et les autres ont écrit, c'est Georges Marchais (eh oui !) qui en a eu la meilleure intuition bien avant l'arrivée d'internet : lors de ses interviews, J.P Elkabach lui faisait souvent remarquer : "ce n'est pas ma question". Et Marchais répondait : "oui, mais c'est ma réponse".

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