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Avant propos.

Nous nous sommes souvenus à l’occasion, d’une discussion  de Statler et Waldorf. Pour les plus jeunes d’entre nous et qui ne les ont peut être pas connu, Statler et Waldorf sont les deux papys du Muppet Show (Lien). Ces deux personnages acariâtres passent leur temps à ironiser et à râler sur la piètre qualité du spectacle depuis une loge d'avant-scène.

Sans chercher savoir qui d’André ou de François étaient Statler ou Waldorf, nous nous sommes quand même aperçus que notre position d’observateurs à l’avant-scène des ressources humaines nous conduisait à voir passer les trucs les plus délirants possibles.

Loin de critiquer l’innovation, nous sommes souvent attristés par l’indigence ou le manque de recul de nombre de personnes, qui essayent de nous expliquer ce qu’est le métier de DRH (que nous avons connu opérationnellement et que nous connaissons), alors qu’eux même ne l’ont même jamais véritablement approché. Alors c’est vrai cela nous rend « grognons »… Mais en définitive ce n’est que l’illustration de notre attachement à ce merveilleux métier, quand il est bien fait, et notre volonté de continuer à le faire progresser pour le bien de tous…

André PERRET & François GEUZE

 

Pour commencer : la vidéo qui suit est le générique de l'émission ... la musique donnera le ton...

 

Grognons, si on veut !

 

 

WALDORF : GRRREHH…Statler, je ne suis pas certain d’avoir tout compris… les entreprises cherchent à fidéliser leurs salariés, voire les attirer et elles continuent d’utiliser des méthodes d’évaluation, des critères de promotion, des plans de carrières qui datent de Mathusalem… elles vont se ramasser si ça continue. Et tu crois que les dirigeants sont suffisamment avertis par leurs DRH ? Mais y font quoi, bon sang ?

 

STATLER : Bin …. Tu sais Waldorf… on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif… Bon Je ne t’ai pas dit qui est l’âne… Si tu préfères il n’est pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Maintenant cela me rappelle une petite histoire :

  • Un DG passe par la fenêtre du 20eme étage, a chaque niveau qu’il passe, une bonne âme essaye de l’attraper, mais à chaque fois il dit pour le moment ça va, pour le moment ça va … arrivé au 2eme étage, le DRH se propose de l’attraper et là il lui répond … tu sais, arrivé ici, je crois que maintenant je vais terminer à pied.

Ta question y ressemble beaucoup, et à force de reporter ces chantiers, à force d’être les victimes d’une politique de gribouille, de lois qui changent, de simplifications du code du travail qui ne simplifient rien… eh bien on s’écrase et honnêtement on est bien parti pour. On s’amuse avec des gadgets technos, des babyfoots ou une console de jeux vidéo, mais on s’occupe pas du fond.

 

WALDORF :  Et puis, plus le temps passe et plus on divise les effectifs en deux catégories. Les « élites » élargis, c’est-à-dire ceux qui ont les moyens d’anticiper… que ce soit culturellement, intellectuellement, plutôt de bonnes qualifications, de bonnes relations sociales aussi… et les autres. Ceux qui font de leur boulot d’abord une affaire alimentaire (et qui peuvent le faire bien) , ceux qui ne connaissent même pas le nom du DRH de la boite, qu’ils n’ont d’ailleurs jamais vu, ceux qui n’ont que peu de relations dans les échelons supérieurs , ceux qui n’ont jamais profité de formation à part un renouvellement de Caces il y a quelques temps  et qui n’ont même pas ouvert un CPF, ceux qui feront grève si le DS le demande mais une journée seulement à cause de la feuille de paie, ceux qui n’imaginent même pas que leur métier va disparaître …. Ceux auxquels on pense répondre sans même les avoir entendus…  Ceux qui ont des gil…

 

STATLER : Stop Waldorf, tu vas dire des choses que tu vas regretter encore une fois ! Tu causes bien dis donc, j’ai rien compris. Enfin peut être justement que si on écoutait les collaborateurs on éviterait tous ces anglicismes, ces formules toutes faites et vides de sens. Peut-être qu’on arriverait à renouer quelques fils du dialogue social, des relations managériales, etc… Car sans chercher un engagement factice, on peut accepter et comprendre qu’il y ait des boulots et des personnes qui prennent ces boulots pour des raisons alimentaires. L’accepter ne veut pas dire pour autant ne pas respecter des personnes, ne pas les considérer comme des collaborateurs à part entière. A défaut du sacro-saint engagement auquel nos entreprises sont devenues complètement accro. Tu sais je les vois tous tourner autour de nous comme des chihuahua cocaïnomanes, virbillonnant en permanence à la bouche des mots comme engagement, collaboration, agilité… En définitive ils sont aussi efficaces que Kermit avec le vocabulaire du chef Suédois…

 

WALDORF : Statler, par moment je me demande s’il ne faudrait pas enfiler des gilets jaunes en entreprise… ça bousculerait peut-être DRH et OS, non ?

 

STATLER : Tu crois ? On a connu cela dans les années 80 rappelle-toi, les coordinations, les organisations syndicales débordées…. Ils sont un peu comme Peggy la cochonne avec sa veste rose, des colères légendaires… ils disent parfois des trucs intelligents, mais plus personne ne l’écoute, faudrait peut-être qu’ils fasse des tutos sur « youtube ». Régulièrement on voit qu’entre le terrain et le sommet on se comprend plus, on se parle plus … Comme dit mon copain Hubert ils discutent dans la galerie des glaces mais oublient le jeu de paume. Révolutionnaire comme image non ?

 

WALDORF : Regarde les conneries que l’on trouve à foison dans les prestations qui tournent autour de la QVT.

 

STATLER : Tu sais, y’a pas de raison pour que cela change. Comme on cherche pas à traiter les problèmes, à guérir le travail on va continuer de faire des claquettes et dresser des paravents. Mais attention hein…  Chinois les paravents … bin oui, pendant ce temps, eux ils avancent…

 

WALDORF : Tu me prêtes ta canne, voilà Foozie (le CHO)… ce serait drôle de lui faire un croche-pied…

 

STATLER : Attend il est parti chercher les pizzas obligatoires et il y a plus de petites pilules bleues dans le bocal à l’entrée. On le fera à son retour, au moins il nous aura faire rire aujourd’hui…  Mais bon c’est pas grave, on reviendra demain … et tu sais quoi, je te parie que rien n’aura changé et qu’ils continueront tous à se lamenter… simplement parcequ’ils n’osent plus regarder les problèmes en face et qu’ils préfèrent les enterrer loin des yeux, loin du cœur… je dis le cœur, parce que le cerveau…

 

  • Miss PEGGY : La cochonne en mode rose bonbon, aux colères mémorable
  • Foozie : L’ours qui ne racontait que des blagues ineptes
  • Le chef suedois : spécialiste du « non-sens » s’exprimant par borborygmes
  • Kermit : La grenouille, animateur courant dans tous les sens
Et maintenant.... le Muppet RH

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