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On n’est pas obligé de prendre les « coachés » pour des demeurés ?

Avant tout, je connais des coachs qui font bien leur job, et qui ont même parfois un regard lucide et critique sur leur profession. Tous ne sont pas à mettre dans le même panier. Cela dit, avez-vous déjà assisté à des séances de formation ou des ateliers de coaching ? Moi oui et je vous assure que ce n’est pas ça qui va me réconcilier globalement ni avec la profession, ni avec les universitaires en charge de l’enseigner… J’explique !
Les techniques que l’on retrouve le plus souvent sont des dérivés de la psychanalyse, et de « Palo Alto ». Surtout ne pas donner son avis, relancer, questionner, et répondre aux questions par le fameux … et toi qu’en penses-tu, ou alors et tu ressens quoi ? Déjà rien que ça pour me permettre de découvrir par moi-même (et donc accepter) mes craintes, freins et peurs, ça « me gonfle » … Freud n’était pas là pour s’occuper des managers en difficulté, il avait d’autres schizophrènes, hystériques, ou obsessionnels à fouetter. On peut imaginer qu’un cadre qui a besoin de soutien, possède en grande partie sa capacité de réflexion et qu’on peut jouer carte sur table avec lui… mais dans ce cas on tombe vite dans du conseil et un coach est généralement incapable de conseiller car il ne connait rien en matière de management.   
Mais il y a pire, ce sont les jeux, les fabliaux, les métaphores bébêtes, les dessins, les … non c’est trop. Même les animateurs des colonies de vacances n’en veulent plus ! Alors comment expliquer qu’un certain nombre de coachés en redemandent ? J’ai bien peur que ce soient des « pigeons » qui de fait, n’ont guère leur place dans ce cirque, mais seraient mieux entre les mains d’un vrai psy, et que personne n’a osé leur dire. Des fêlures, des personnalités tourmentées, des angoissés pathologiques, certainement, mais rien à voir avec l’entreprise. D’autant que ce sont souvent les mêmes qui finissent par eux-mêmes par rejoindre des formations universitaires de coaching et s’ils sont bien disciplinés, se verront récompensés par un beau diplôme qui ouvre à la perpétuation de l’espèce !
Mais on ne pense pas assez à tous les réfractaires de la méthode qui n’osent pas dire non, pour ne pas avoir une mauvaise « note » ou pour ne pas en rajouter aux avis négatifs de la hiérarchie, ou de la DRH qui, elle, croît au shaman ou au spécialiste… (ce qui lui évite de s’engager personnellement). Pour eux, des discussions entre adultes en prenant le temps, certes, mais en toute franchise et sans enfantillages seraient certainement plus profitables. Et le coach-conseil devrait-être un vrai spécialiste du management… Pourquoi ne serait-il pas capable d’individualiser, de comprendre la façon de voir les choses de son interlocuteur ? S’il est « bon » en management, j’imagine qu’il possède la dose nécessaire d’empathie, non ?


C’est curieux comme les gens peuvent être crédules au point d’accepter de se laisser manipuler, tout en continuant de penser qu’ils ont fait le roi. On retrouve ça en politique avec les « populistes ». Comment expliquer que les apprentis « dictateurs fascistes » comme Adolphe Hitler, ou même Zemmour soient des « ratés » petits bruns et moches qui ne rêvent que de ressusciter l’Aryen grand, blond et musclé. Et qu’ils arrivent à vendre cette idée y compris aux petits bruns et moches (avec ou sans moustaches) qui finiront par leur donner leurs votes. Quel rapport avec le coaching ? Simplement qu’une fêlure peut s’exploiter jusqu’à s’imposer aux autres pour un peu que l’on sache manipuler. L’homme (et la femme) est d’une fragilité déconcertante. En l’infantilisant on lui redonne un cadre « parental » d’apparence où il peut se réinventer, avec l’illusion d’avoir décidé tout seul, mais grandir, se responsabiliser ? J’ai des doutes ! 


Cette utilisation de la magouille intellectuelle se retrouve aussi chez les supporters de club de foot, chez les gilets jaunes, chez les antivax… à qui profite ces mouvements, et par qui sont-ils véhiculés ? Bref, à qui profite le crime ? Les demeurés, ils sont où ?
A contrario, on me dira que des coachés ont trouvé leur voie, peut-être … mais ne l’auraient-ils pas trouvé sans ça ? où avec un « coup de pied au c.. d’un conseiller bienveillant ? A voir !

 

Je dis ça pour moi, bien entendu ! ... ou ?

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