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Vision ou testament ?

Il est décidément compliqué de donner son avis sur les viscicitudes du monde lorsque l’on est dans une phase de vie que nos « gentils compatriotes » qualifient de grande séniorité. Il est vrai que senior à 45 ans pour le monde du travail, engage les septuagénaires à raser parfois les murs. C’est surtout vrai lorsque l’on mesure le fossé qui nous sépare des modes de vie actuelles, parfois des valeurs et souvent des directions engagées, donc des visions (à moins que nous nous laissions portés, ce qui est une ultime cassure). Je vais tenter de les collationner pour imaginer un état des lieux :

  • Politiquement, se rendre compte qu’une partie des acteurs ne savent pas écouter et se mettre au niveau pédagogique des interlocuteurs. Et ce quel que soit le parti ou la mouvance, m'indispose.
  • Et en face, une inculture crasse des mécanismes de gestion qui ouvre la porte au nombrilisme et au corporatisme le plus étroit. Normal.
  • J’ai peur qu’en disant que les gilets jaunes, les anti vax, les anti pass, sont d’un niveau intellectuel qui reflète bien l’échec de l’école en France mais altère considérablement leur capacité à comprendre l’environnement, je passe ensuite pour un arrogant, voire un anti social…mais j’assume. La bêtise n'est pas un don du ciel...cqfd !
  • Lorsque que l’on accepte une Le Pen comme représentante du peuple, on insulte le peuple. Mais j’irai jusqu’à dire aussi un Mélenchon. Et on l’insulte bien plus que les lignes que je viens d’écrire, puisque pour ma part j’y vois une sorte d’excuse ou au moins d’explication.
  • Du côté des électeurs, lorsque son candidat est recalé au premier tour, on ne vote pas au second. Mais qu’est-ce, cette image faussée de la démocratie ? Ce n’est pas un forfait personnalisé de téléphone portable ! Il est normal de voter pour le moins pire finalement lorsque son favori n’est pas retenu. C’est ça la démocratie.
  • Mais surtout que le débat de la finale voit s’affronter deux présentations de premiers ministres et non une vision de la France, une définition stratégique qui puisse nous permettre de voir où nous allons et de penser plus loin… Nous sommes redescendus d’une strate. (peut-être au niveau des électeurs)
  • Heureusement le pire est évité ce dimanche 22 mars 2022
  • Les priorités ne sont plus les mêmes qu’avant, mais avant quoi ? J’estime que ne pas mettre en tête de liste le contrôle absolu des saloperies que nous ingurgitons tous les jours dans notre nourriture et qui modifient nos propres « compositions génétiques » est un crime contre l’humanité. Mais aussi que ne pas se soucier de la préservation de notre environnement marin, atmosphérique, et terrestre en est un autre. Or, les reflexes de base doivent nous permettre de modifier les comportements du micro au macro. Supporter les reflexes guerriers de la chasse autorise le désintérêt de la préservations de la qualité de l’eau (douce ou salée) et des populations animales qui y vivent. Autoriser la tauromachie disqualifie de parler de souffrance animale, etc…
  • Lorsque l’« homme » est capable de considérer la « femme » comme un être inférieur, bonne à enfanter, ramener un salaire de complément à travers un métier secondaire, l’obliger à porter un signe distinctif de soumission (le voile pour ceux qui n’auraient pas compris), et ne pas réagir à la tuerie quotidienne des machistes décervelés (féminicides) , voilà qui laisse à penser que les valeurs humaines de base sont en danger.
  • Lorsque les parents ou les éducateurs laissent croire aux enfants qu’ils ont tous les droits, qu’ils sont « roi » et peuvent juger de tout, ils les mettent en péril. Ils ne pourront affronter les revers de la vie, et surtout ne comprendront pas pourquoi le sort s’acharne ainsi sur eux. Valeur éducative, pas que ! Cette anti-pédagogie laisse généralement sur le côté de la route une réelle valeur cette fois, celle du respect.

L’absence de réaction des parents sur l’habillement des lycéens (garçon et fille) inapproprié, sur les exigences de marques, sur les addictions aux différents usages du téléphone, du numérique est pour moi une démission impardonnable, presqu’aussi détestable que les parents qui s’en prennent aux enseignants qui font preuve « eux » d’autorité. 

  • En observant les effets générés par les contradictions dans lesquelles se trouvent les écoles supérieures, c’est-à-dire, ne pas rejeter pour des raisons économiques, financières, trop d’étudiants d’une part, et maintenir un bon niveau d’autre part, on assiste à une déchéance épouvantable : des bac plus 3 ou 5 qui ne valent pas des bacs d’il y a 10 ans. Ils prennent ce que l’éducation nationale leur donne diront-ils, d’accord, mais est-on obligé de laisser se développer le système ? Les répercussions seront diverses : dégradation des diplômes et des fonctions par voie de conséquence. Baisse de l’innovation, du développement des compétences, de la capacité à évoluer, voire de ressentir une injustice de la part de l’employeur (hélas incontournable et justifiée).
  • Sur un autre sujet, l’absence de capacité des hommes à s’entendre sur un plus petit commun dénominateur sur les points suivants : la survie sanitaire et alimentaire, le respect du droit des peuples à vivre libre et à pouvoir accéder à l’éducation, et surtout vivre en paix, démontre chaque jour que les intérêts personnels ou catégoriels sont un danger permanent pour la vie sur notre planète et que ça n’émeut personne, jusqu’au jour où la bombe tombe sur notre paillasson. Les institutions internationales ne sont pas à la hauteur.
  • A ce propos, que personne ne soit en mesure d'éliminer physiquement un Poutine ou un Kim Jong-Un me laisse pantois. Les services "action" , les "forces spéciales" sont elles si inefficace que ça ? Combien de morts est acceptable pour rétablir la peine capitale ... sans jugement !
  • Qu’on puisse laisser croire encore aujourd’hui que notre vie est gérée par un deus ex machina, que si nous vivons durement ici-bas, tout ira mieux après notre mort, et que l’éternité ne sera que bonheur… que ces religions, qui instrumentalisent les individus depuis la plus petite enfance, possèdent encore un brin de crédibilité… est proprement criminel. On peut se dire qu’après tout chacun fait ce qu’il veut et que même si c’est faux ça ne fait de mal à personne… mais a-t-on compté les morts provoqués au long des siècles et encore maintenant au nom de ces religions et de ces croyances absurdes ? On peut aussi se dire, a contrario, que c’est aussi un moyen de « pousser » les gens à respecter des comportements de vie en société… que l’amour prêché par les papes de toutes obédiences aide justement à maintenir la paix ? Mais est-ce alors utile de le faire par ces incantations « magiques » et ces coutumes moyenâgeuses ? Est-il nécessaire d’y ajouter en permanence les signes d’une morale pernicieuse qui rejette l’égalité des sexes, le plaisir et la connaissance ?
  • Sur l’information et les médias : les journalistes se déclarent parti prenante du débat. Ce n’est pas leur rôle. Il n’ont pas à afficher leurs positions ou leurs préférences. D’autant qu’ils font perdre du temps de parole aux interviewés. Et puis, arrêtons ces micros-trottoirs où des « passants » qui sont spécialistes en rien, représentatifs de personne font croire qu’ils représentent une bonne partie des pensées du peuple. Les médias ne sont ni des instituts de sondage avec des règles et des procédures, ni l’Assemblée nationale. Qu’ils restent à leur place. L’information objective est une nécessité, et si elle ne l’est pas c’est un média d’opinion, il peut avoir sa place aussi mais pas en se présentant masqué.
  • Lorsque la police verbalise des délinquants, ou prend en chasse des bad boys en délit de fuite, et que le soir même des émeutes troublent la quiétude des habitants, je voudrais que les journalistes puissent ajouter à leurs commentaires que la police effectuait son travail. Je pense (et je me surprends moi-même à écrire cela) qu’il faut rétablir les « maisons de correction » pour les mineurs.  Très, très loin moi-même d’être d’extrême droite, je souhaite que la légitimité des forces de l’ordre soit respectée, et que la contestation soit immédiatement réprimée. La loi est protectrice du peuple, pas des petits cons. La loi ne se négocie pas. Et j’ai quelques réserves sur le rôle du juge d’application des peines. Le jury citoyen, lorsqu’il prend une décision ne doit pas voir cette dernière édulcorée au fil des comportements carcéraux. Si c’est 10 ans, c’est dix ans, point !
  • Un autre point, les dérives hégémoniques des prestataires de communication (téléphone, internet…) mais aussi des ventes en ligne, des banques et autres assurances. On ne peut pas ouvrir un compte sans se voir affubler, sans s’en rendre compte, d’un abonnement à une revue. On ne peut pas prendre un contrat fibre sans se voir définit une nécessité d’acquisition d’un répéteur compatible et hors de prix…et j’en passe…sans compter les arnaques masquées derrière des opérations charitables (vente des données à des organismes non souhaités)

 

Cette collection à la Prévert n’est certainement pas complète, elle n’est pas non plus hiérarchisée. Ce sont simplement des constatations de mon exaspération croissante. Et je me fiche qu’on y adhère ou non, persuadé que je suis qu’en suivant ces pistes, on aboutira à la méga catastrophe. Si je m’en fiche c’est que je serais certainement mort, et que oui, ça pourrait bien être un testament.

 

 

Vision ou testament ?
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